Le coton biologique, une matière essentielle pour une consommation plus respectueuse de l’environnement. Quel est son impact? Quels sont les enjeux ?

Comme vous le savez sûrement, l’industrie du textile est une des plus polluante au monde. Le coton y joue malheureusement un rôle majeur. Environ 820 kilos en sont produits chaque seconde dans le monde. Entre 2017 et 2018 c’est presque 25 400 000 000 kg de coton qui ont été produits. Ces chiffres semblent inimaginables, ils sont pourtant bien réels. Un T-shirt non-conventionnel consomme environ 20 000 litres d’eau et émet près de 5kg de CO2

Le coton, et plus généralement l’industrie textile, sont aujourd’hui des sujets qui préoccupent beaucoup de pays dans le monde. 

D’un coté, cette industrie est bénéfique pour certains comme les pays africains tel que le Tchad, le Bénin ou même encore le Burkina Faso. Les exportations de coton peuvent représenter jusqu’à 10% du PIB annuel de ces pays. 

D’un autre côté, cette industrie, pour seulement 2% à 3% des terres cultivées sur la planète, consomme 24% des pesticides mondiaux classés comme hautement dangereux (selon l’OMS). Je vous épargne la pollution liée au transport, la pollution par les usines, la pollution des fleuves, rivières et mers dues aux colorants…

Afin de pallier à ce désastre écologique, de nombreux acteurs que nous pouvons que saluer, s’engagent dans la production d’un coton biologique, également appelé coton conventionnel. En 2007, à peine 1% du coton produit mondialement était un textile conventionnel. Depuis ce taux a très légèrement évolué.

Aujourd’hui face aux multiples crises écologiques et plus récemment la crise sanitaire lié au Covid19, les individus principalement en occident prennent davantage conscience des enjeux et de l’impact qu’a leur consommation. Les acteurs commerciaux ‘écolo’ s’efforcent d’allier une production biologique et un prix plus qu’attractif pour espérer concurrencer les acteurs de la fast fashion (le commerce de coton traditionnel).

Suite à ces nombreux constats, il est légitime de se demander comment consommer mieux? Qui sont ces acteurs, considérés comme des acteurs écologiques? Comment agissent-ils? Sont-ils les principaux acteurs? Afin de mieux comprendre les enjeux, nous parlerons du coton conventionnel depuis sa récolte jusqu’à la fin du processus de fabrication. Puis, pour finir nous évoquerons la difficulté pour le consommateur d’accéder au coton biologique.

 

Le processus de fabrication du coton conventionnel

Les quelques différences avec le coton traditionnel

• L’eau

Le coton biologique contrairement au coton traditionnel pousse principalement dans des zones où ont lieu les moussons (les fortes pluies) ce qui réduit drastiquement l’utilisation d’eau pour le produire. De plus la pratique de la rotation des sols peut être également utilisée, ce qui offre une meilleure fertilité, et donc un recours à l’eau encore réduit. À titre d’exemple 95% de l’eau utilisée pour un T-shirt Miraje, provient des moussons. 

•  Les pesticides 

L’utilisation de pesticide est bannie de la culture du coton conventionnel, il s’agit d’engrais. La WWF a d’ailleurs fait une étude à ce sujet. Le coton biologique est également plus durable. En effet, les fibres textiles d’un tel coton sont plus résistantes puisqu’elles n’ont pas subies de traitement chimique.

• L’humain

Outre l’aspect écologique et environnemental, le coton biologique joue un rôle majeur d’un point de vue  social. La chaine de production d’un coton biologique est meilleure pour les Hommes. Elle garantit à ces derniers, un salaire décent, un contrat de travail légal, le paiement des éventuelles heures supplémentaires mais surtout l’absence de travail par des enfantes et l’absence de travail forcé. 
Vous devez sûrement vous demander qui peut nous garantir cela.


Il s’agit des labels garants d’un marché éthique et responsable

Les labels sont pour les consommateurs comme pour les autres acteurs intermédiaires du marché du textile biologique, des sources, ayant plus ou moins une vocation de contrainte juridique essentielles. Miraje veille et s’engage à ce que l’ensemble de ses produits respectent différents labels. Ces dernier sont à vocations internationales. Les labels garantissent et contrôlent par leurs expertises, le respect des normes nécessaires pour délivrer un certificat. Il existe de nombreux labels : celui qui assure que votre vêtement est véritablement composé de fibres biologiques (GOTS), celui qui assure que votre empreinte carbone est fortement réduite (Carbon Trust) ou encore un des plus importants aux yeux de Miraje, celui qui assure que les normes sociales, précédemment mentionnées, soient respectées (FairWearFoundation).
Il existe également de multiples autres labels qu’il est important de connaître afin de consommer mieux.


Il est important que nous, consommateurs comme intermédiaires, ayons un regard averti sur la provenance des produits et que nous privilégions la qualité à la quantité.

 

L’accès au coton bio, un accès de moins en moins difficile

Le coût du coton biologique

On retrouve principalement 2 contraintes pour le consommateur quant à l’accès à des textiles biologiques.

La première barrière pour les consommateurs peut être le prix. Un T-shirt conventionnel est nettement plus cher qu’un même T-shirt traditionnel :  le coût d’achat peut être 3 à 5 fois supérieur. En dehors du prix, la barrière est la faible offre physique des textiles biologiques.

En effet les grandes surfaces et les grandes entreprises (principalement de fast fashion) ne se préoccupent pas  assez de l’impact environnemental de leur activité. Il existe encore trop peu de point de vente physique qui propose des vêtements biologiques. Ces magasins, tels que les concepts-store, pop-up store et autres tendent à se démocratiser. C’est l’occasion tant pour les créateurs que les consommateurs de découvrir de nouvelles marques et de nouveaux concepts qui seront les tendances de demain. 

Miraje souhaite vous rencontrer au plus vite. Nous mettons actuellement tout en place pour venir au plus près de chez vous.

On paon soin de vous, même de loin 🦚

 

(PS : pour 3h de rédaction d’article, 8 856 000 kg de coton ont été produits)

ArthurArthur

 

 

 

 

 

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